C'est ce qu'a déclaré en substance Philippe Cosandey, le porte-parole de la police Genevoise.
Si cette conclusion peut paraitre choquante, au vu de l'émoi qu'a déclenché cette affaire, l'examen des faits semble pourtant accréditer ce résultat:
- aucune trace d'ADN extérieure n'a été retrouvée sur le couteau dans les toilettes (bien que nous ne sachions pas s'il est avéré que le couteau lui appartenait)
- les relevés téléphoniques n'ont pas indiqué de rencontre prévue dans le train ou à la gare
- l'audition des témoins n'a pas été plus concluante pour incriminer une personne extérieure
Ange, "en situation irrégulière", est montée dans le TGV de 19h20 reliant Bellegarde à Genève.
Il conviendra de s'interroger sur cette formulation reprise par les articles de la presse, étant donné qu'elle étudiait en France depuis plusieurs années.
Pour éviter le controle d'identité à la douane donc, elle serait restée dans le train.
A l'arrivée des nettoyeurs, l'hypothèse des enqueteurs est qu'elle se serait cachée dans les toilettes, et qu'elle aurait sorti son couteau pour se défendre ou parer à toute attaque.
Accidentellement, elle se serait blessée avec la lame en perforant son artère mésentrique, près de l'épaule. C'est ainsi qu'elle se serait affaiblie et tragiquement vidée de son sang...
L'affaire a donc été classée.
Si cette hypothèse est exacte, et que cette mort n'est pas à inputer à un tueur, il n'en reste pas moins qu'elle reste choquante, au delà des circonstances tragiques.
Comment arrive t-on à ce qu'une étudiante soit tellement terrorisée par la pensée d'etre arretée, qu'elle décide de rester dans un train pour éviter les controles?
L'article très complet du Matin
L'article de La Tribune de Genève

